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Bibliothèque, livres, monde des mots

Mardi 11 avril 2006
La poste vous réserve parfois bien des surprises. Récemment j’ai reçu sous pli discret ce livre.

Pierre Vigoureux passe en revu nombre de méthodes pour cacher ses correspondances privées, en faisant toujours un point historique, en mettant aussi en avant le point fort et point faible de chaque méthode, ce qui prouve au moins que l’auteur n’est pas un donneur de leçon, comme auraient tendance a le faire pas mal d’ouvrages sur ce sujet.

Malgré tout une chose m’a particulièrement gêné. Dans le tout premier chapitre l’auteur tente de justifier l’usage de ces méthodes. Malheureusement, la rhétorique utilisée et l’argumentaire un peu trop grossier me laissent perplexe. En effet, son cheval de bataille est de dire : « Tout le monde vous veut du mal, cachez vous pour vivre heureux. Tous les hommes politiques sont des vendus. » (ce n’est qu’un point de vue condensé). Une remarque s’avère quand même très pertinente je me permets de vous la citer :

"A plusieurs reprises, des sciences ou des techniques, développées au cours des siècles pour améliorer le bien être du genre humain, ont été dévoyées et ont brutalement perdue leur pureté originelle :

- pour la chimie, ce fut l’utilisation de gaz mortels lors de la première guerre mondiale

- pour la biologie, l’élaboration de théories racistes

- la médecine fut pervertie par les expérimentations humaines menées par le régime nazi.

- la physique par la destruction d’Hiroshima et de Nagasaki

L’informatique n’a pas encore été déflorée. Ne la laissons pas perdre son innocence. Protégeons la en nous protégeant " (Cryptographie libertés individuelles et codes secrets, de Pierre Vigoureux, Ed Ellipses, jan 2006)

Par Evariste Galois
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Mercredi 12 avril 2006

Vous l’avez déjà tous vu ou remarqué a la fin d’un ouvrage, d’un journal, d’un magazine, parfois d’un prospectus publicitaire, (et j’en oublie) il est affiché en tout petit sur la dernière page. On a l’impression qu’il cherche à se cacher, et pourtant il est là. Que signifie cette succession de signes cabalistiques ? Pourquoi le mettre systématiquement sur tous les livres ?

Simple. Le dépôt légal vient tout droit du roi François Ier.

En effet face à l’importance et au développement extraordinaire du livre et des savoirs, le roi comprend très vite que c’est par ce biais que le savoir du futur se transmettra et donc dans l’ordonnance de Montpellier en 1537 (cliquez pour retrouver le texte original) stipule que pour chaque nouveaux livres, un exemplaire doit se trouver dans la bibliothèque du château de Blois avant d’être vendu.

Malgré tout on ne comprend pas bien de prima bord pourquoi l’instauration de ce système.

La réponse est double. Ce système permet d’avoir pour les générations futures une base de travail et une idée précise de ce qu’il se passait au  temps jadis. Et également, cela permet d’avoir une édition « témoin », pour lutter contre les falsifications de documents.
Bien sur un troisième rôle est venu se greffer discrètement a ces deux autres : le droit de censure… Il fallait que le texte plaise et ne gène personne pour que le bon roi donne son accord.

Avec le temps les lois ont changé, mais le principe reste le même… A chaque livre nouveau, une place dans la bibliothèque nationale lui est faite.
Pour la petite histoire, le château de Blois ne reçut en tout et pour tout que 9 livres… Avant de connaître son premier déménagement.

Par Evariste Galois
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Samedi 15 avril 2006

ALICANTE

Une orange sur la table
Ta
robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur
de ma vie

jacques Prevert.

Par Evariste Galois
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Mardi 25 avril 2006

Pour comprendre l’origine de ce mot à l’orthographe pour le moins surprenante, il faut remonter à la Grèce antique.

Les grands penseurs de l’époque d’Aristote voyaient la terre comme une sphère symétrique, avec un pôle de chaque coté de l’équateur. Alors pour se souvenir du nom ils se sont inspirés, comme souvent, de leur fascination pour les étoiles, et ont donné au pole nord le nom d’arctique (du grec arktos : ours) en référence a la petite ours les fameuses étoiles qui indiquent le nord.

En toute simplicité scientifique ils ont donné le nom d’anti-arktos pour le pôle sud, puis le temps aidant et les évolutions de la langue, c’est devenu antarctique.

Qui aurait pu imaginer pareille histoire pour un mot si peu usité… ?

Par Evariste Galois
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Mardi 25 avril 2006
Dans une maison où il y a un coeur dur, n'y a-t-il pas toujours un vent glacé ?
Oscar Wilde dans une maison de grenade
Par Evariste Galois
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Dimanche 30 avril 2006

Ce qu'un homme possède réellement est ce qui est en lui. Ce qui lui est extérieur ne devrait pas avoir la moindre importance.

Oscar Wilde
Par Evariste Galois
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Dimanche 30 avril 2006

Avec un titre pareil on pourrait se dire : «voila un livre qui va égailler les longues soirées d’hivers ». Erreur !
L’idée est bonne. Le thème méritait d’être traité. Le livre n’est pas mauvais, bon dirai je même ! simple et rapide à lire, bien qu’assez inégal, et surtout manquant d’un petit quelque chose. Peut être de la profondeur. Je me permets de jouer les très fines bouches après avoir vu la quatrième de couverture ainsi que les 5 pages hagiographiques à la fin du livre…Cet opus est en gros coupé en trois parties :

  • Primo la découverte du sexe, et son initiation
  • Secundo le problème énigmatique : femme
  • Tertio le changement de point de vue sur les femmes dû a la maturité

Le triptyque est somme toute classique, c’est à peu près ce qui arrive à tout le monde.
Le début est super, le milieu intéressant, puis une longueur d’au moins 100 pages, avant de finir malgré tout comme on avait commencé.
Petit conseil. Tout de suite après avoir lu la dernière page. Revenir lire très vite le tout premier chapitre : « aux jeunes gens qui n’ont pas de maîtresse ». Il prend un tout autre sens…

Par Evariste Galois
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Lundi 1 mai 2006

je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni
tout à fait une autre, et m'aime et me comprend. 

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.


Est-elle brune, blonde ou rousse ? - je l'ignore.
Son nom? je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.


Son
regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Mon rêve familier de Paul Verlaine, poèmes saturniens (1866)

Par Evariste Galois
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Mardi 9 mai 2006

Lors d’une discussion informelle avec une amie Américaine qui s’essaye à l’apprentissage du français, nous nous sommes mis a parler d’étymologie. Elle était stupéfaite du métissage de notre belle langue. Nous en vînmes au mot Tsunami. Ne connaissant pas du tout la signification de ce mot, j’entrepris de la rechercher. Ma curiosité m’a encore permis de m’émerveiller devant une si jolie histoire.

On se doute de l’origine japonaise de ce mot, mais qui savait qu’il est chargé d’émotion ?

Tsunami vient de tsu le port, et nami la vague. Ce mot représente l’état d’hébétude des pêcheurs qui reviennent après une journée de travail sur une mer d’huile, retrouvant un village entièrement dévasté par une vague. Ils ne voyaient qu’une seule explication : une immense vague devait sortir du port pendant leur absence.

Jolie histoire pour un mot exotique vecteur de tristesse

Par Evariste Galois
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Vendredi 12 mai 2006

Le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant.

 Marcel Proust du coté de chez Swann

Par Evariste Galois
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