Mardi 4 juillet 2006
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Bordeaux, La Rochelle, Nantes, ou d’autres étaient des ports importants du 17ème (pour être précis 1626). Leur puissance émanait du très célèbre commerce triangulaire.
Enormément de bateaux partaient chargés de produit d’Europe vers les comptoirs des colonies. Puis ils échangeaient leurs marchandises contre des esclaves (il n’y a pas eu que des noirs comme voudraient nous mettre martel en tête les médias contemporains). Une fois les bateaux pleins, ils naviguaient vers les Amériques, vendaient les esclaves. Malheureusement ne pouvant revenir à vide, pour des raisons de coût et surtout de sécurité, les armateurs devaient charger leurs navires pour éviter qu’ils ne soient trop fragiles sur la mer. A cette époque les richesses du nouveau continent n’étaient pas encore toutes connues. Il n’y avait guère que l’or, mais en trop faible quantité pour lester un bateau.
C’est pourquoi les navigateurs ont eu l’idée faire transiter des pierres. Que faire de ces pierres ? Très simplement, les utiliser pour construire les nouveaux bâtiments des ports en pleines croissances.
Voilà l’un des héritages de ce triste commerce : des pans de murs. Comme pour ne jamais faire oublier le passer de ces villes, la pierre du Canada est très fragile, supportant très mal la pollution elle noircie et, s’érode plus vite. Voilà pourquoi Bordeaux notamment donne une impression de ville perpétuellement sale, charbonneuse.
Tous ceux qui ont déjà visité cette ville savent de quoi je parle.
Par Evariste Galois
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Publié dans : société et paradoxes
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