J’ai retrouvé et relu dernièrement cet ouvrage du papa du petit prince.
J’avais oublié (ou peut être jamais perçu) toute la sensualité et la poésie qui se trouve dans ce roman ! A tel point que je ne suis plus sûr de savoir si c’est un romain, ou une poésie en prose.
Rapide, et tenant en haleine. On rentre de plain–pied dans une histoire tragique. Tout l’indique, mais pourtant la poésie nous permet de sortir heureux et détendu du roman.
J’en parle tellement mal, que je ne saurai vous dire qu’une chose… lisez le vite si vous voulez me comprendre !
A première vue, en France le monde des assureurs a plutôt bonne réputation. On pense tout de suite à des gens ayant bac +1000 avec une culture fine développée, et, si jamais ces deux premières qualités venaient à manquer, ils resteraient toujours des hommes maniant les chiffres avec une telle dextérité que même les plus durs problèmes de calculs ne seraient qu’une formalité.
Détrompez vous !
Derrière les façades en pierres de tailles, si calmes, se cachent un monde grouillant d’inculte du chiffre. Vous allez me juger (peut être même à raison, mais il me faut bien parfois prêcher pour ma paroisse) : élitiste.
Mais quand on travaille dans un monde de chiffres (et de lois), on s’attend à voir des gens capable d’avoir un regard critique et objectif sur leurs calculs. Un chiffre en soit ne veut rien dire… puisque c’est juste une représentation abstraite d’une quantité.
Ce matin même quelqu’un me dit : 8,333% PASS = 500€.
D’un esprit somme toute cartésien, je me pose la question : « qu’est ce que ces 8,333% signifient ? » Réponse après un savant calcul nécessitant au moins un dual corps : 1/12=8,3333%. Donc je poursuis le raisonnement jusqu'à son terme : PASS/12 = PMSS=2682€*… Bien sûr pour les non bilingues : français / sécurité sociale, l’erreur passe inaperçue. Mais j’ai trouvé çà choquant et surprenant venant de la part de quelqu’un qui est en service dans une compagnie d’assurance depuis quelques mois, et qui en prime possède un bagage scolaire impressionnant dans le domaine scientifique. Je n’ai pu m’empêcher de vouloir comprendre d’où venaient ses erreurs…
Pour ce faire, j’ai observé tout le reste de la matinée sa manière d’appréhender un calcul. Finalement j’en suis arrivé à conclure par ce que nombre d’enseignants en mathématiques connaissent : « le syndrome calculette » !
Quels sont les syndromes ? Le patient n’arrête pas de toucher (ou tripoter) sa calculatrice, et dès qu’on demande un résultat chiffré (aussi simple soit-il), ne réfléchit plus ! Il fonce dans le tas et fait des calculs sans finesse et donc sans justesse. Bien sûr, le coté bourrin et « ma calculatrice a dit » amuse toujours au début. Puis devient vite énervant. Je travaille toujours sans calculatrice. (Oui çà ne sert à rien pour moi) Et lors de mes « présentations publiques », mon auditoire est toujours extrêmement impressionné de me voir soit donner un ordre d’idée du résultat de tête (avec une précision raisonnable), soit poser mes opérations tel un enfant de Cours Préparatoire, soit retrouver mes étourderies de calculs en recherchant la cohérence et la signification profondes de ce calcul.
* pour la traduction : PMSS = Plafond Mensuel de
Voilà pourquoi j’aime l’étymologie, on est toujours surpris. Un soir, las de notre boulot, mes collègues et moi commencions à discuter de tout et principalement de rien. Pour se détendre, on a commencé a poser des questions plus ou moins pertinentes ( y avait plus de moins que de plus). Etrangement, l’un d’entre nous a demander : « Quel est l’origine étymologique du mot fuck ? ».
La réponse m’a surpris. Je m’imaginai une histoire métissée de Saxon et de latin.. et non rien de tout çà. Juste un acronyme, d’un roi anglais.
En effet, pour la petite histoire, un roi anglais s’aperçut que la démographie de son royaume battait de l’aile alors fort de ce constat, il décida de provoquer des accouplements royalement assistés. Il mélangea deux ‘strates’ de la population : les bagnards et les prostitués. Cette rencontre porta le nom de « fornication under the control of the king ».
Je ne suis pas de ceux qui aiment à frapper sur les plus faibles, ou sur les fonctionnaires. J’estime que c’est souvent infondé, et que çà cache une jalousie mal placée !
On prétend souvent que les agents de la SNCF sont pour la plus part des alcoolos, fainéants, idiots, et proche de l’illettrisme. J’ai toujours tenu le rôle d’avocat du diable lors de discutions sur cette catégorie socio-professionnelle. Mais aujourd’hui, avec ce qu’il m’a été permis d’entendre, mes détracteurs auraient eu aisément de quoi faire des gorges chaudes.
La scène est simple.
Je prenais mon train pour rentrer tôt chez moi. Le train à cette heure-ci de la journée était bondé. Je cherchai une place assise. Rien. Sauf un siège occupé par un sac. Je m’avançai, demandai à pouvoir m’asseoir, nonchalamment le propriétaire retira ses pieds du siège devant lui, ainsi que son sac du siège à ses cotés. Pour reprendre le langage des agents SNCF : « cet homme cumule les actes flagrant d’incivilité ! ».
Chemin faisant, il parla à son compagnon d’en face. Je compris qu’il s’agissait d’un conducteur de train. Par amour de son métier peut être il expliqua tous les panneaux de signalisations jouxtant la voie ferrée. Son interlocuteur, devait certainement être un nouveau.
Affligé par leurs bruits, je n’avais d’autre choix que de m’écarter d’eux ou de devoir subir leurs conversations. Je pris la dernière par flemmardise. Je n’eu pas tort !
Notre héros, se mit à parler de la période d’essai de son compagnon de voyage, et tout en pérorant lâcha un terrible (et pathétique) : « T’as une période d’essai imputrescible de combien de temps ? ».
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