En France on a le chic de trouver des offres de crédits bancaires à un taux largement inférieur au loyer de l’argent actuel. Oui vu comme ça, vous vous dites tous : « mais c’est pas possible ! C’est comme vendre une Porsche à 1€, on sent l’arnaque ! ». Et pourtant vous êtes nombreux à succomber aux charmes des sirènes publicitaires. On vous dit ceci : « Taux exceptionnel, avec un teg 4,9% fixe ».
Puis en tout petit qui scintille si vite sur votre écran : « hors assurance et frais de dossiers qui s’élève à 75,84€ pour un crédit de 1500 € ».
Déjà pour voir cette dernière ligne il faut être très fort, et surtout connaître le milieu, pour savoir quoi chercher !
Reprenons, les frais de dossiers sont de 5,06% ce qui n’est vraiment pas donner, vu la concurrence actuelle entre banques. Il y a une assurance qui vous sera systématiquement rajoutée, même si vous dites non, ils feront pression pour la mettre.
Au fait pourquoi tiennent ils autant à cette assurance facultative ?
La réponse ferait bondir les associations de consommateurs si elles étaient au courant. En fait la prime n’est pas intégralement reversée a l’assurance. Il y a 0,5% de frais de gestion et 10% de frais d’acquisition, le tout entièrement reversé a l’intermédiaire qui fait signer le contrat donc votre gentille banque ou votre sympathique organisme de crédit.
Et comble de l’horreur pour le client, si vous faites faire des bénéfices au titre de votre contrat d’assurance, il est dit en général dans les CG, qu’un montant vous serait reversé (la fameuse participation aux bénéfices ou PB pour les connaisseurs). Et devinez à combien s’élève cette PB et qui la touche ? Oui, c’est la banque qui la touche, et la réversion de 80% au minimum…
Oui c’est scandaleux ! mais c’est les banquiers !
Enfin bref. Au final à combien s’élève votre fameux crédit pour un 4,90%.
Il faut savoir que les banquiers volent en suivant une règle si je prête une somme aujourd’hui d’un montant X, la valeur actuelle de mon engagement dans le futur sera du même montant.
Suite au prochain épisode.
Un samedi, perdu entre mes rêveries et mes fébrilités, j’errais dans Paris. Vous savez cette errance où un pas en amène un autre, et puis encore un autre. Une intersection ? on se laisse porter par la foule ou le trottoir !
J’aime me balader de la sorte, il suffit de partir d’une rue très connue, un gros boyau parisien, et de là dériver… Je suis toujours émerveillé de voir que les bancs de touristes sont toujours dans les mêmes rues principales, et dès lors qu’on prend une rue parallèle que l’on voit de l’artère à touristes, on se croirait loin de tout…
C’est dans l’une de ces rues, j’ai pu voir combien la mode à Paris était ancrée au plus profond de la cité. Avez-vousème siècle ? Avez-vous déjà vu un pigeon porter une fraise comme les rois Français du 16ème siècle ?
Oui vous ne rêvez pas ! on voit de drôles de choses ici.
En ce jour du premier mai, j'aurai pu me contenter de mettre une photo d'un brin de muguet.
C'est d'ailleurs ce que beaucoup de gens ont fait. A quoi bon faire comme les autres. Le panurgisme est suffisamment répandu dans la vie quotidienne pour le prolonger sur mon petit coin de zinc
où je lance quelques élucubrations...
Non j'ai décidé de faire participer un peu les lecteurs. J'ai trouvé un site merveilleux pour apprendre assez sommairement les réglages sur un appareil photo Reflex.
Fidèle au dicton :"On n'apprend rien par la parole, mais tout par l'exemple", ce site a fait mouche. On apprend tous les mots de photographes en jouant sur les paramètres. Comme lumière froide, focale, ouverture, balance des blancs... Jouer avec tous ces concepts permet de mieux fixer les idées.
Mon score a été assez faible : 85/100.
J’entends dire ici ou là dans la presse : « oui Monsieur Le Pen s’est effondré dans les urnes il est passé de 16,84% a 10,44% ». Je tiens à dire vertement que c’est faux !
Leurs raisonnement et argument serait vrai si et seulement si l’assiette (si je puis dire) n’avait pas changé.
Alors notre bon vieux Jean-Marie a-t-il été vidé de ses électeurs par Monsieur Sarkozy comme il le prétend ouvertement et vertement a qui veut l’entendre ?
1. %Resultat(t) = NbPartisant(t) / NbTotal(t)
Donc si on est en t=2007 on peut aussi dire que :
2. %Résultat (2007)=(1+ λ)*%Résultat(2002)
Et aussi que
3. %Résultat(2007)= (NbPartisant(2002) / NbTotal(2002))*((1+ d)/(1+ g))
D’où on obtient avec (3 )=(1) donc que :
4. (1+ λ)*%Résultat(2002)= (NbPartisant(2002) / NbTotal(2002))*((1+ d)/(1+ g))
Et en divisant membre par membre (4) par (1) on trouve :
5. (1+ λ) = (1+ d) / (1+ g)
Ce qui donne au final la relation suivant :
6. d = (1+ λ)(1+g)-1
g= progression du nombre total de votants = 84,6/71,6-1 = 18,15%
λ= progression du résultat du candidat considéré (ici M. Le Pen) = 10,44/16,86 -1 = -38,75%
Et donc d = -26,85%
Ce qui est drôle aussi c’est que si on reprend ce qu’a dit Monsieur Besancenot : « j’ai doublé mon nombre de voix par rapport a 2002 ! » (sic). Avec ce qu’on vient de calculer, on verra qu’il a péché par ivresse de victoire. En effet on trouve que son d est seulement de 14,26% (son score est identique à la dernière fois, donc son delta est proche de l’augmentation de la population votante 18,15%).
Conclusion, il ne suffit pas de voir les scores pour pouvoir dire que tel ou tel candidat a progressé ou non. Monsieur Besancenot a progressé alors que son pourcentage a chu. Monsieur Le Pen ne s'est pas effondré (pour un effondrement dans les règles, je vous laisse le soin de voir avec Mme Laguiller. Il ne faut pas crier victoire trop tot !
Depuis toujours j’ai une organisation peu commune. Pour être plus clair : je suis un bordélique qui s’y retrouve dans son inorganisation apparente.
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