Voilà pourquoi j’aime l’étymologie, on est toujours surpris. Un soir, las de notre boulot, mes collègues et moi commencions à discuter de tout et principalement de rien. Pour se détendre, on a commencé a poser des questions plus ou moins pertinentes ( y avait plus de moins que de plus). Etrangement, l’un d’entre nous a demander : « Quel est l’origine étymologique du mot fuck ? ».
La réponse m’a surpris. Je m’imaginai une histoire métissée de Saxon et de latin.. et non rien de tout çà. Juste un acronyme, d’un roi anglais.
En effet, pour la petite histoire, un roi anglais s’aperçut que la démographie de son royaume battait de l’aile alors fort de ce constat, il décida de provoquer des accouplements royalement assistés. Il mélangea deux ‘strates’ de la population : les bagnards et les prostitués. Cette rencontre porta le nom de « fornication under the control of the king ».
J’ai retrouvé et relu dernièrement cet ouvrage du papa du petit prince.
J’avais oublié (ou peut être jamais perçu) toute la sensualité et la poésie qui se trouve dans ce roman ! A tel point que je ne suis plus sûr de savoir si c’est un romain, ou une poésie en prose.
Rapide, et tenant en haleine. On rentre de plain–pied dans une histoire tragique. Tout l’indique, mais pourtant la poésie nous permet de sortir heureux et détendu du roman.
J’en parle tellement mal, que je ne saurai vous dire qu’une chose… lisez le vite si vous voulez me comprendre !
Je pense qu’il est un poil trop tard pour le dire et le faire savoir à tous les badauds du net, mais aujourd’hui, sur Fip c’est
On peut l’écouter tout en surfeur. Il suffit d’aller sur la page oueb de FIP.
Embauché malgré moi dans l’usine à idées
J’ai refusé de pointer
Mobilisé de même dans l’armée des idées
J’ai déserté
Je n’ai jamais compris grand-chose
Il n’y a jamais grand-chose
Ni petite chose
Il y a autre chose
Autre chose
C’est ce que j’aime qui me plaît
Et que je fais
Je ne connais de meilleur endroit que le palais de Tokyo pour me changer les idées et me calmer des grisailles du
quotidien.
La rencontre parait toujours surréaliste pour le non initié. La bête (moi en l’occurrence) et le maitre (les morceaux de Klein). Un pauvre ‘zazou’ s’acharne a le prendre en photo, en utilisant toutes les configurations possibles, toutes les lumières, tous les jeux de couleurs, toutes les chaleurs de couleurs, tout ce qu’il peut être modifiable et paramétrable sur un reflex y passe. De temps à autre un grognement, un soufflement, tout en tentant vainement d’obtenir la bonne couleur, la même sur la pellicule que sur la statue.
Les résultats sont toujours minables. Vraiment je tire mon chapeau à cet artiste discret.
Informé par Fip il y a de ça quelques semaines, j’ai enfin trouvé un peu de temps pour aller voir cette exposition. Après une première tentative infructueuse (pour cause de fermeture hebdomadaire du lundi), la seconde fut la bonne.
Après une biographie sommaire mais conséquente de l’artiste, et une brève explication sur les procédés photographiques, on entre dans le vif du sujet.
D’abord on est frappé par ses débuts de sculpteur et de peintre. Les quelques tableaux et mobiles exposés montrent à quel point l’artiste cherchait à être avant-gardiste. Puis doucement on le voit intégrer la photographie dans son œuvre par des photomontages et doucement il devient photographe. Il débute notamment avec l’illustration de livres et poème d’amis, il tire quelques portraits d’amis et proches (dont un merveilleux de sa femme mais qui n’est pas de cette époque) puis commence à avoir l’idée de changer le point de vue trop classique des photographes de l’époque. Les photos cadrées, où tout est tel qu’on peut le voir, ça ne l’intéresse pas. Il prend ses photos de hauts en bas : une rue depuis le haut de son bâtiment, et son bâtiment depuis le pied du mur en pointant l’objectif vers le haut.
Ses reportages mettent toujours en avant la vie difficile des provinces Russes pauvres peuplées de gens si humains et tendres.
Il sait capter les mouvements comme personnes.
L’exposition est remarquable. Un bémol dans cette exposition rien des affiches ou des titres qui apparaissent, même si on se doute que ça ne doit avoir aucun rapport avec ses photos, parfois on aimerait pouvoir lire et apprécier l’art d’intercaler ses photos dans un article ou ne serait ce comprendre les titres.
Homme vraiment époustouflant. Dire qu’il a révolutionné le monde de la photo je ne sais pas, mais contribué à son épanouissement et accroitre sa force, sa beauté et ses libertés c’est incontestable.
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