J’aime beaucoup Patrick Rambaud. Il a toujours fait des livres simples qui racontent des histoires peux banales et vraiment prenantes. Depuis quelques temps il se consacre à des livres historiques sur Napoléon.
Jadis champion du pastiche, on lui doit Mururoa mon amour, opus qui vous fait pouffer de rire dans le métro, ou glousser joyeusement au bureau. Oui c’est aussi une des particularités de ses romans. Ils se lisent vite et on ne peut pas les lâcher avant la fin… sauf que ! Récemment j’ai retrouvé l’un de ses premiers livres : « comme des rats ». Je l’ai trouvé moins bon. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai simplement eu l’impression que tout allait très vite, trop peut être.
C’était déjà ce que j’avais ressenti à la lecture de fric-frac, mais l’histoire était tellement prenante et puissante, l’écriture fine et tonique, que je n’avais pas accordé tant d’importance à la vitesse des événements.
Je recherche toujours l’introuvable : « virginie Q », d’ailleurs je ne comprends pas pourquoi face a une demande toujours soutenue de ses pastiches, il n’y ait pas une réédition...
…récemment passé à la télé, je n’en ai vu que
Le film « M le maudit » est une histoire de rapt d’enfants dans une petite ville d’Allemagne des années 30 (enfin des années 1930… changement de siècle oblige). C’est aussi une jolie allégorie de la violence qui montait à l’époque sous la forme du parti Nazi. Un exemple de claire voyance du cinéaste. Une scène tout particulièrement montre de manière presque non dissimulée cette anticipation : le procès final.
La situation :
Une parodie de procès est faite dans une pièce coupée en 3 parties. La moitié de la pièce est pour
- Un avocat. Un vieux monsieur qu’on sent usé, las, rempli de sagesse, d’humanité, et d’intelligence. Ce personnage a tout pour incarner la raison, le savoir des Hommes.
-
- Le meneur de foule. Un homme mince de noir vêtu, aux airs de chef de Gestapo incarne le style militaire et très discipliné qui règne dans la foule.
- Le Meurtrier. A terre, tourné de trois quart vers le sage : l’avocat. Implorant brièvement la foule de comprendre qu’il est malade. (On reconnaît ici la thèse de Dostoïevski : le criminel est un malade)
L’allégorie est très bien construite. La foule utilise un fait, somme toute sporadique et non représentatif, pour épancher sa haine, sa soif de sang, au lieu de chercher à comprendre les raisons du crime. La compréhension d’un crime et du criminel permet de cerner les gens pouvant présenter ce comportement tendancieux de manière à accélérer les enquêtes ayant attrait à ce type de crime. Bref la compréhension améliore l’Homme et sa vie.
Une discussion s’engage entre le meneur et l’avocat. Le premier ne veut pas que le meurtrier ait un avocat. Pour cela, il utilise une vieille ficelle de rhétorique a savoir le dégoût de la masse pour que l’avocat se retrouve dans une situation peu enviable. L’avocat justifie la dignité d’un tribunal qui défend autant les coupables que les victimes. Après tout, personne n’est a l’abri d’une erreur, encore moins
Une fois cette épreuve de force finie, le passage par les armes est demandé par le meneur immédiatement suivi par la foule en liesse.
D’ailleurs la liesse de la foule contenue dans ce si petit espace, est non sans rappeler l’oppression d’une partie du peuple allemand dans le délire conduisant à l’arrivée du parti Nazi au pouvoir. Les longues journées où M Hitler parlait et où la foule devait se tenir bien droite, et le bras tendu tout le long du discours… et les joies du peuple qui croyait au miracle nazi après des longues années de récession économique, où les salaires était divisés de mois en mois, où l’inflation et le chômage grimpaient plus vite que les températures d’un mois de juin…
De même que la tenue du meneur, fait immédiatement penser a une tenue de la Gestapo, on ne peut s’empêcher de se poser la question suivante : « pourquoi le meneur, qui parait être ouvert à la discussion, en voyant le manque d’espace, n’use pas de sa force de persuasion pour palier au manque de place en faisant s’asseoir des personnes devant les barrières ou a proximité de l’avocat ? » Peut être est ce du a son anticipation de victoire et a l’évincement du vieille homme de sa chaise une fois le simulacre de procès clos. Parallèle important : cet homme est celui qui se fait brocarder une fois juste avant dans une scène où il demande l’heure a une enfant et s’inquiète de la voir dehors seule malgré les risques. De même que le vieux monsieur fait immanquablement penser au président de l’Allemagne de l’époque, Paul von Hindenburg.
Cette scène est la plus belle anticipation du malheur qui surviendra, et la meilleure analyse de la montée du nazisme dans les années 1930. Chaplin bien après fera lui aussi une analyse intéressant mais absolument pas visionnaire du drame.
Si des scientifiques chevronnés passaient par ici, ils ne pourraient qu’être d’accord avec ce constat : nombre de mots ou de noms d’objets, de concepts scientifiques émanent de la culture gréco-latine (même si depuis quelques années, l’anglais fait une entrée remarquée en la matière). Il n’est pas rare de trouver des articles de philosophie naturelle écrits en latin, ou d’ars d’algèbre, ou de noms tels que Titan, Mars, mercure.
Mais avec les grandes discussions sur l’appartenance de pluton au groupe des, très convoitées, planètes, on nous bassine des trajectoires des planètes très régulières, très précises, et imperturbable. Je suis toujours très étonné du nom de planètes pour ces corps céleste. En effet, planète vient du grec errance, ou errer.
Si j’en crois la définition des académiciens errer serait «Aller d'un côté et de l'autre sans but ni direction précise. », or les planètes font tout sauf ne pas savoir où elles vont ! Puisqu’elles tournent autour du soleil avec une vitesse qui est fonction de leur masse et de leur distance au soleil (me semble t il…) Alors pourquoi avoir retirer du groupes des planètes le seul corps céleste qui correspond a la définition ?! Donc dans le groupe des Astres errants, il n’y a que des astres qui savent où aller ! Parfois les penseurs scientifiques sont plus que paradoxaux
De toute facon, je n'ai jamais rien compris au planètes qui tournent... alors que l'algebre linéaire ou la topologie ont toujours été plus concret que çà. On a tous une sensibilité différente de celles des autres.- Ce n'est pas pour me vanter,
Disait la virgule,
Mais, sans mon jeu de pendule,
Les mots, tels des somnambules,
Ne feraient que se heurter.
-C'est possible, dit le point.
Mais je règne, moi,
Et les grandes majuscules
Se moquent toutes de toi
Et de ta queue minuscule.
- Ne soyez pas ridicules,
Dit le point-virgule,
On vous voit moins que la trace
De fourmis sur une glace.
Cessez vos conciliabules
Ou, tous deux, je vous remplace!
Maurice Carême
en souhaitant bon courage à tous les enfants qui ont repris le, ô combien long, chemin de l'école!
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